L'édito du N°22
Juillet 2012

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Par madji Publié le 01/07/2012
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Par Marie Adji
Au fil des numéros le constat est sans appel. Les artistes de tout bord végètent dans la misère, sans repères, sans espoir. Beaucoup trop sont mort dans l’indifférence générale alors que leurs œuvres continuent de faire la fierté du pays.
Les cinéastes n’ont pas de salle pour projeter leurs films, les écrivains n’ont pas de maison d’édition pour publier leurs livres, les peintres et les sculpteurs ne disposent d’aucune galerie d’art ou exposer leurs œuvres. Les hommes de théâtre n’ont pas de théâtre. Dans la musique les vieux s’en vont les uns après les autres et laissent un patrimoine musical traditionnel à l’abandon. Les jeunes s’essayent au dandali soyeya ou rappent en anglais sur des beats américains. Sans références ils divaguent dans des styles bien éloignés de notre culture.
Les artistes nigériens connus à l’international se comptent sur les doigts d’une main, et encore, dans des milieux spécialisés.
Le Niger dispose pourtant d’infrastructures culturelles impressionnantes à l’image de ces centres de jeunes, nichés dans tous les quartiers de la capitale, et qui semblent renouer avec leur fonction en offrant depuis quelques mois des formations aux métiers des arts à la jeunesse. Une goutte d’eau dans le désert certes mais un signe d’espoir.
Les artistes se plaignent quotidiennement des médias qui n’offre quasiment pas de place à la promotion de la culture nigérienne, c’est vrai. Les médias ont égale- ment la fâcheuse tendance à diffuser tout et n’importe quoi en ce qui concerne la musique. Dans aucun autre pays, même juste a coté, au Burkina, un artiste ne peut venir déposer un clip à la télévision et le voir dif- fuser dans l’heure qui suit. Cette absence de contrôle des œuvres diffusés contribue fortement à l’art de la médiocrité à la nigérienne.
En presque dix ans d’existence nous n’avons vu aucun progrès dans le domaine de la culture au Niger, voir même un recul, c’est inquiétant et sans une vé- ritable politique culturelle et des acteurs motivés pour l’appliquer la société toute entière risque de perdre rapidement son identité, sa créativité, ses racines.

dimanche 1 juillet 2012

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