L'édito N°21
Avril 2012

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Par Webmaster  Publié le 01/04/2012
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Par Alzouma Issaka Walter

La communauté artistique n’a que cette phrase à la bouche: ‘rien ne va au niveau de la culture dans notre pays’. Cette vérité est réelle, la culture nigérienne est négligée par les plus hautes autorités et les institutions de notre pays. En tant qu’opérateur culturel, nous ne pouvons pas dire le contraire, nous en subissons les conséquences comme tous les autres avec un accès difficile (voir impossible) au financement, à la reconnaissance, à l’appui, voir juste aux encouragements et j’en passe.

Mais quelle est la part des artistes dans cet état de fait, eux qui se plaignent sans cesse du manque de soutien que font-ils réellement pour modifier le cap ?

Lors des différents spectacles de leurs collègues de galère où sont-ils ces artistes ?
Parmi ceux qui font le déplacement et qui revendiquent être venu pour soutenir les artistes sur scène combien payent leurs entrées ? Pouvons nous appeler ça un soutien ? 

Le phénomène est le plus flagrant dans les spectacles musicaux, c’est dans ces mêmes spectacles que d’ailleurs les quelques artistes venus voir le show s’agglutinent aux portes d’entrées avec leurs amis en exigeant des entrées gratuites pour tous.

Payer un billet d’entrée serait le début d’un soutien d’un artiste à un autre. Une façon simple de se tendre la main les uns les autres. Comment peut-on attendre de quelqu’un qu’il fasse ce que nous sommes nous même incapable de faire ?

Tant qu’il n’y aura aucune cohésion entre les différents acteurs culturels nigériens on ne peut rêver des jours meilleurs. Quel poids les acteurs culturels peuvent-ils peser si ils dérivent en ordre dispersé, chacun à la recherche de son propre intérêt ?

On nous avait annoncé la création de la fédération nigérienne des associations culturelles au Niger ou plutôt sa renaissance car cette structure végétait depuis des décennies. La Fnac devait devenir l’interlocuteur privilégié des institutions dans tout ce qui concerne la culture.


Un feu de paille, une bataille de leadership, la dilapidation des quelques milliers de CFA octroyés pour sa remise en place…Constat pathétique.

 

dimanche 1 avril 2012

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