Maurice Ascani

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Par Webmaster  Publié le 26/06/2012
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Rencontre avec Maurice Ascani. Photographe, propriétaire du studio ‘Photo Guida’ près du petit marché de Niamey.

Présentez vous à nos lecteurs :

Mon nom est Maurice Ascani. Je suis photographe professionnel depuis 1962. Je vis à Niamey depuis 1968.

 

Qu’est-ce que la photographie ?

La photographie est une invention qui a été découverte il y’a 150 ans par l’action de la lumière sur les sels d’argent. A l’origine de la création de la photographie les chercheurs comme Nicéphore Niepce, Louis Daguerre, les Frères Lumière, ont vu que la lumière agissait d’une certaine façon sur les sels d’argent. Ces sels d’argent permettaient d’enregistrer une image. Cette image était appelée image latente. Elle nécessitait un traitement chimique pour apparaitre.

 

Comment avez-vous débuté ?

A l’époque en France on était pris par contrat d’apprentissage chez des maitres artisans. On était des apprentis photographes. Chacun de ces maitres avait sa spécialité. Certains apprenaient l’art du portrait, d’autres les reportages, etc. Moi, j’ai suivit l’option reportage et photo journalisme. Je fais tout genre de photographie. Je photographie des paysages, des natures morte, la faune sauvage, des cérémonies de mariage. Je fais également des photos aériennes.

 

Comment savoir si une photographie est bonne ?

C’est une question d’enthousiasme auprès du public lorsque la photographie est présentée. Il y’ a des gens qui vont accrocher plus sur tel type d’image que sur tel autre. Il peut y avoir des gens qui vont la trouver banale ; ça c’est un problème de goût, de couleur, de pensée qui permet de déterminer si la photographie est bonne ou pas.

La photographie a été faite à travers ce que l’on appelle des surfaces sensibles que l’on appelait les pellicules. Aujourd’hui, la photographie se fait sur des  supports  numériques qui sont des cartes mémoires ou d’autres supports par exemple des supports de bandes pour la vidéo.

Il n’y a pas de meilleur appareil, il n’y a que de mauvais photographe. Moi, je considère que 90% d’une photographie c’est la lumière. Que vous ayez un petit appareil ou un gros, il faut seulement avoir de la lumière, des couleurs, des contrastes. Ces compositions vous permettent de faire une création originale.

 

Quelles étaient vos premières œuvres ? 

Lorsque j’étais jeune photographe,  en France, j’ai fait deux photos exceptionnelles dans une même journée, à l’occasion d’une course de cyclo-cross. Les cyclistes descendaient d’une montagne.  J’ai fait la photo d’un champion qui était entrain de tomber sur le guidon de son vélo, les jambes en l’air. La photographie montrait le cycliste totalement droit la tête au sol. La deuxième c’était lors d’un match de football pendant le championnat de France où j’ai fait la photo exceptionnelle d’un gardien de but qui montait très haut dans le ciel. C’était entre les années 67 ou 68.

Les toutes premières photos que j’ai faites au Niger c’étaient au bord du fleuve Niger tout près du pont Kennedy et Habou Ganda (le petit marché de Niamey). C’était en 1968.

La photographie d’un portrait donne de la vie au portrait. Beaucoup de peintres se sont inspirés de mes photographies de paysage ou de mes scènes de vie au Niger pour me copier. Je regrette que ces gens là n’aient pas fait des démarches pour venir me rencontrer, ça aurait été même avec plaisir que j’aurais pu leur prêter quelques photographies pour qu’ils s’en inspirent. Par exemple, un  grand peintre nigérien a reproduit l’une de mes cartes postales sans m’en avertir.

 

Exposez-vous souvent ?

Au total j’ai fait trois expositions au Niger. La première date de 1978 au Centre Culturel Américain qui était à l’époque tout  près de Habou Bene (le grand marché de Niamey). La seconde c’était en 2011 au CCFN/JR. La troisième s’est déroulée durant ce mois de Mai 2012 au CCFN/JR. Le thème de cette exposition est ‘Panorama du Niger’. C’est une manière de montrer toute la beauté du Niger à tous les nigériens. C’est une exposition vente. A cette exposition une photographie coûte 180 000 fcfa.

A travers mon travail le Niger possède une petite histoire photographique et d’une manière générale les Nigériens sont nombreux à aimer la photographie.

Sur le plan culturel le Niger est un pays qui détient un très riche patrimoine, probablement le plus varié  de l’Afrique de l’Ouest, malheureusement ce patrimoine n’est pas trop valorisé.

 

Retrouvez les photos de Maurice Ascani sur son site web

mardi 26 juin 2012

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