Hommage à Issoufou Lankondé

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Par Webmaster  Publié le 01/02/2014
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C’est avec une très grande tristesse que nous avons appris le décès de l’artiste Lankondé survenue le 28 janvier 2014 à l’Hôpital National de Niamey des suites d’une maladie.

Sa dernière apparition publique aura été au CCFN de Niamey ou il était venu assister au vernissage de son ami, le plasticien Touré, le 17 janvier 2014.

Né  le 4 juillet 1954 à Winditane (Balléyara), il se passionne pour le dessin dès l’enfance et s’oriente vers la sculpture après une visite au CCFN de Niamey. Sa toute première sculpture il l’a réalise en 1969 pour une exposition au Centre Culturel Américain de Niamey qui se trouvait à l’époque à coté du Grand Marché. Il enchaine ensuite des expositions au CCFN de Niamey et de Zinder et à l’institut canadien des arts tout en enseignant les arts plastiques au Lycée Issa Béri et à l’INJS

Grâce à ses expositions il expose un peu partout dans le monde avant de partir se perfectionner en 1974 à l’école des beaux arts et des arts industriels à Bourges (France). Il étudiera également au musée de paléontologie et à l’école des beaux arts de Tours (France).

Les œuvres d’Issoufou Lankondé parsèment les rues des villes du Niger. On lui doit notamment le cheval de Diffa, les bustes d’Oumarou Ganda au CCOG et de Boubou Hama au musée national de Niamey, le porte drapeau et la fontaine de la DST, le portail de l’hôtel de ville de Niamey. Il est également l’auteur des girafes du musée national de Niamey et de l’hôtel de l’amitié de Tahoua ou encore de la sculpture de la vierge Marie à la Cathédrale de Niamey et de la sculpture du franc CFA dans l’enceinte de la BCEAO.

En 2007 il participe à un immense rassemblement de sculpteurs à Changesin en Chine où il remporte une médaille pour son chamelier touareg grandeur nature, symbole de la paix. En décembre 2008 il est décoré officier des palmes académiques par le président de la république du Niger.

Plusieurs personnalités du monde de la culture, dont le ministre de la Jeunesse et le Secrétaire général du Ministère en charge de la Culture se sont mêlées à ses amis et parents pour la levée du corps qui s'est déroulée le 29 janvier 2014, à la morgue de l'Hôpital national de Niamey.

Il partira avec son rêve : la concrétisation de l’école des Beaux Arts de Balléyara, un projet qu’il portait depuis de nombreuses années et qui a commencé à prendre forme en 2011. Espérons que cette école sorte de terre, avec l’appui du Ministère, et porte le nom de son illustre promoteur.

 

 

samedi 1 février 2014

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