Inzad ou le destin de Ghaïsha, un roman de Ibrahim Manzo Diallo

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Par Webmaster  Publié le 14/03/2014
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"Inzad ou le destin de Ghaïsha", c'est le titre du roman de notre confère Manzo Diallo, Directeur de publication de "Aïr Info". Publié aux éditions "Afrique lecture", cette œuvre ramène sur le tapis le débat sur la vulgarisation de cet instrument musical en voie de disparition auprès de la génération futur. Dans cette œuvre, l'auteur relate l'histoire de Ghaïsha, qui après plusieurs années d'hésitation s'engage à devenir l'héritière de l'unique détentrice des secrets de l'Imzad, la vieille Tayyort. Ghaïsha fait ainsi la promesse à cette vieille femme de ne pas laisser "l'Imzad mourir" et décide de propager l'apprentissage de cet instrument musical millénaire à travers le monde.

" L'Inzad ne doit pas mourir...Et s'il ne doit pas mourir, c'est qu'il faut le faire vivre, exister " précise Ghaïsha. Consciente de sa lourde responsabilité, celle  de contribuer à la vulgarisation  cet instrument musical,Ghaïsha s'est desormais qu'elle n'a plus aucun de choix que de continuer l'œuvre de la mourante Tayyort. Si non, elle sera considérée par les générations futures comme étant l'unique responsable de la disparition de cet instrument musical. Afin de véritablement montrer cette prise de conscience, l'auteur écrit que très déterminé à poursuivre sa nouvelle mission, Ghaïsha " sortit. En refermant son appartement, elle ne désirait qu'une seule chose. Prendre la route. Elle prit le bus. Après le bus le dos de chameau. Ensuite la marche à pieds. Pour rentrer au plus vite au campement".  Préfacer par le premier ministre Brigi Raffini, nomade de son etat, il  écrit que " Inzad est un violon monocorde qu'on retrouve particulièrement dans les zones nomades du nord Niger. Sa musique permet de rassembler, dans une parfaite communion d'esprit mais aussi d'animer davantage le train-train qui caractérise le quotidien des communautés nomades ". Il précise aussi que " Ce violon a une particularité, qui fait apparaître son côté mystique : il se transmet d'une mère initiée à sa propre fille. Ne le joue qui le veut ! Il requiert une initiation bien accomplie. C'est donc un élément qui fait partie intégrante de la communauté, qui porte la culture locale, qui sert aussi à exalter des valeurs comme celles de la dignité, de l'honneur, de l'humilité, du respect de la parole donnée, de la solidarité. Il contribue ainsi à assurer l'harmonie sociale et la coexistence pacifique… ". Vu l'importance de cette importante œuvre, Brigi Raffini invite les nigériens et aussi les autres communautés à s'approprier ce roman qui contribue davantage au rayonnement de la culture nigérienne.

vendredi 14 mars 2014

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