Semaine de la Bande Dessinée ou BD :
Atelier de BD au CCFN Jean Rouch de Niamey

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Par Bello Marka Publié le 11/06/2014
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Dans le cadre de la semaine de la Bande Dessinée, le Centre Culturel Franco-Nigérien Jean Rouch de Niamey organise, du 10 au 15 juin, un atelier de BD. Animé par Barly Baruti, l’auteur de la fameuse BD à la nigérienne « Tchounkoussouma », cet atelier va permettre à une dizaine de scénaristes et d’illustrateurs venus de Niamey et de Zinder de travailler en duo sur leurs projets respectifs.

 L’un des buts assignés à cet atelier est d’aider les illustrateurs et scénaristes de BD à pouvoir travailler dans un cadre professionnel, avec d’autres artistes porteurs de projets comme eux. Pour d’autres, il sera, en plus, une occasion pour acquérir un supplément de connaissances qui puisse leur permettre de faire de la BD leur métier.

« Comment vivre de la B.D en Afrique ? Voilà l’une des questions auxquelles nous devrons répondre dans les tous prochains jours », dira l’animateur, qui, d’ailleurs, ne manquera pas de poser les questions suivantes : « Dans le métier qui est le nôtre, qui est auteur ? Qui est illustrateur ? Quelle différence y a-t-il entre l’opportunisme et le professionnalisme en BD ? Quelles stratégies l’artiste doit-il développer face aux multiples défis du métier ? »

Pendant la première journée, l’animateur s’est appesanti sur le travail de l’illustrateur. En effet, pendant son travail d’illustration, qui est l’écriture visuelle du scénario, l’illustrateur est confronté à un certain nombre de problèmes. Parmi ceux-ci, les plus fréquemment rencontrés sont ceux de la composition, du plan, de la profondeur, et du volume.

Il y a, tout aussi, ceux du découpage des planches, ceux de l’harmonie au niveau de la scénographie des vignettes et de leur progression.

« L’illustrateur, dira Barly Baruti en travaillant avec les illustrateurs sur les planches qu’ils ont eu à produire suite à un précédent atelier du même genre, doit toujours savoir à quel moment de son travail il doit passer de l’étape du simple croquis à celle du crayonné, et du crayonné à l’étape de l’encrage ».

Durant les moments d’intense échange entre les participants et leur encadreur qui a tenu à partager avec eux son expérience d’illustrateur qui compte plus de trente ans de métier et une bonne trentaine d’ouvrages de BD déjà publiés, celui-ci s’est beaucoup appesanti sur quelques qualités essentielles qui doivent être celles de l’illustrateur : celles de savoir se remettre en question ; de savoir prendre du recul par rapport à ce qu’il fait ; d’être critique et objectif sur ses propres travaux. « Elles font, dira-t-il, partie des qualités à devoir acquérir, car elles demandent à l’artiste un effort spécial et un travail considérable ».

« Pourquoi, dira Baruti,pour ne pas perdre les acquis, à la fin de cet atelier, ne pas créer un blog, ou ouvrir une page Facebook, pour continuer à échanger, et pour faire avancer nos travaux ? »

Cette proposition, les participants à cet atelier qui, pour la plupart, ont déjà suivi des ateliers animés par Barly Baruti, desquels ils reconnaissent avoir puisé des éléments positifs à la progression de leur art, la trouvent utile.

Le grain, en tout cas, pour le moment, est semé.

Bello Marka

 

mercredi 11 juin 2014

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