Littérature nigérienne
Vers la fin de la très longue hibernation des associations d’écrivains?

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Par Webmaster  Publié le 07/06/2015

Tout porte à croire que les écrivains nigériens se sont finalement décidés à rompre avec un manque de dynamisme qui fait d’eux les moins organisés, voire les moins responsables des associations du secteur culturel et artistique du Niger.

Près de 20 ans d’incertitude…

Il y a près de 20 ans de cela, la seconde génération d’écrivains nigériens, sous la conduite du feu Bania Mahamadou Say, un des grands poètes du Niger, a repris le flambeau de l’Association des Écrivains Nigériens (A.E.N) en essayant de lui insuffler un certain dynamisme. L’instance dirigeante du moment est arrivée à mener quelques activités concrètes ; telle que l’organisation réussie du ‘’Mois du Livre et de la Lecture Publique’’. A l’actif de cette association, l’organisation de plusieurs concours littéraires qui ont contribué à déceler beaucoup de jeunes talents cachés en poésie surtout. Ce dynamisme s’est au fil des ans dissipé à cause du fait que plusieurs membres actifs de cette association furent affectés à l’intérieur du pays pour laisser la place à un secrétaire général qui au début avait fait du mieux qu’il pouvait pour que survive l’A.E.N.

Vers une prise de conscience ?

En 2000, un groupe d’écrivains a pris la salutaire initiative de regrouper tout le monde des Lettres dans une nouvelle structure dénommée Société des Gens de Lettres du Niger (S.L.N). Cette nouvelle association sensée réunir tous les écrivains et autres n’a accouché que d’une microscopique fourmi. L’une des erreurs commises lors de sa création a été la facilité avec laquelle certains de ses membres ont été acceptés sans qu’ils ne rendent compte de leur gestion de la mourante A.E.N. Une association que des gens semblent vouloir classer dans les archives de l’histoire. Pourtant, cette association qui avait un bureau dans l’actuel local du C.I.R.T.E.F avait quelques mobiliers au moins. Aucune assemblée générale n’avait prononcé sa dissolution qui semblait fort arrangé certains écrivains. Surtout qu’il n’y avait de compte à rendre à personne.

L’histoire se répétera- t-elle ?

Bientôt 16 ans que la S.L.N est créée ; le moins que l’on puisse dire est qu’elle est aurait dû ne pas exister du tout. Tant que ses objectifs sont réellement de contribuer à ‘’booster’’ le secteur, au lieu d’être l’instrument d’un seul et même président depuis 2000. Au grand mépris des textes de l’association. Car, les membres fondateurs ne comprennent plus rien de ce qui se passe dans l’association. Elle est devenue comme une maligne dictature instaurée par un président qui a des manières bien élégante de s’imposer et d’asseoir ses fermes volontés, avec une très grande subtilité. Tous les postes de responsabilité sont dans la pratique concentrés dans les mains du seul maître qu’est le président. Celui-ci évite de convoquer des réunions pour empêcher les informations de filtrer et pour pouvoir conduire à sa guise, la barque qui prend l’eau de partout. Ceci, en se faisant flanqué de fidèles acquis à sa seule volonté.

Un attentisme complice

Mais, la faute de cette agonie n’incombe pas seulement à la tête de l’association. Tous les membres doivent, à des degrés différents, se partager cette lourde responsabilité puisqu’ils ont laissé faire sans avoir le cœur de mettre fin à des dérives aussi évidentes. Cet attentisme à la nigérienne qui veut qu’en toute hypocrisie, (très loin de l’humilité) que le soi-disant droit d’aînesse prime sur le pragmatisme progressiste. Au détriment des les intérêts communs.

Vers un changement d’attitude responsable ?

Selon des sources sûres, les écrivains de toutes les associations sont en train de se concerter pour prendre des décisions constructives, susceptibles d’aboutir à une union sacrée autour d’une seule grande association qui ne fera plus aucune différence entre les auteurs. Mieux, que cette structure réunificatrice pousse les aînés à aider les jeunes auteurs à retrouver leurs marques et les imposer au nom de l’art et de l’image du Niger. Gageons que cette fois-ci la sensibilité à la nigérienne ne l’emportera pas sur les intérêts communs. De toutes les façons, les semaines à venir nous édifierons plus sur ce qui se prépare au sein de ces associations.

Oumarou Kadry Koda

dimanche 7 juin 2015

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Commentaires

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Par moussa mahamadou le 17/08/2018
la littérature nigérienne est le parent pauvre de la culture nigérienne. Quand on parle de culture nigérienne on s’intéresse tout de suite aux chants des jeunes filles de telle ou telle localité ou aux orchestres. A-t-on une émission ou une page spéciale sur la littérature nigérienne dans les médias? A-t-on des journalistes spécialisés dans les questions littéraires ? Il faut se dire que l'écriture pérennise et perpétue les cultures.Grâce à l'écrit la mémoire se conserve fidèlement.Il faut se dire aussi que les écrivains nigériens ne sont pas offensifs. Ils ne s'imposent pas face aux autorités en charge de la culture, dans les médias, dans les réseaux sociaux etc. Nous avons une panoplie de festivals mais côté littérature on se pose des questions.N'eut été la clairvoyance des centres culturels français la littérature nigérienne passerait pour morte. L'association des écrivains nigériens s’essouffle et perd pied. Pourtant ce ne sont pas les écrits qui manquent. Les tiroirs en sont pleins.Quelques recommandations: -Editer les œuvres primées dans les différents concours littéaires -Il ne suffit pas pour l'Etat d'inscrire la littérature nigérienne au programme mais il est impératif de mettre à la disposition de chaque élève des œuvres littéraires nigériennes. Pour cela il faut mettre en place un comité de sélection objective des ouvrages nigériens afin de les rééditer et les placer dans les établissements scolaires.Demandez aux élèves de vous donner le nom d'un écrivain nigérien ou le titre d'un ouvrage nigérien et vous serez surpris -Organiser des caravanes littéraires à l'intérieur du pays - Créer des rubriques littéraires dans les médias

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