Ali Narey

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Par Webmaster  Publié le 27/03/2013
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Ali Narey est un artiste peintre et un designer. Vice président de l’association des artistes peintres du Niger, Ali est ses collègues réfléchissent dur les mesures à prendre pour contribuer à la lutte contre le changement climatique qui menace le monde.

Comment définis-tu la peinture ? Quand as-tu commencé ?

La peinture c’est la communication par image. Je m’inspire de Van Gogh, un peintre hollandais des années 1800 qui manifestait la violence de l’homme à travers la couleur rouge et la nature de l’homme à travers la couleur verte. Je suis peintre depuis 2003. Ma toute première œuvre était un bateau, mais ce n’est qu’en 2006 que j’ai été connu sur le plan international suite à un concours organisé en Algérie et qui avait regroupé quinze pays. Chaque pays avait d’abord dans un premier temps organisé un concours national ; alors ici au Niger c’était mes trois différentes réalisations qui ont été retenues pour défendre les couleurs du pays en Algérie. Ces créations parlaient de la solidarité, de la patience et de la tolérance. Par la suite, les organisateurs de ce concours international ont invité les quinze candidats que nous étions à Alger pour des conférences, des séminaires, des ateliers de formations et surtout pour les délibérations des résultats.

 

Qu’avez-vous appris en Algérie ?

Comprendre la religion musulmane, voilà ce que nous avons appris.

Par exemple, les décors qui encadrent les versets du Coran sont faits par des peintres. La peinture qui touche la religion musulmane en tant que telle s’appelle la miniature aluminure. Si vous prenez côté habillement il y a des couleurs qui sont déconseillées à un homme musulman de porter, je dis bien un homme mais pas une femme ; par exemple la couleur jaune. C’est arrivé en Algérie que nous avons connu toutes ces valeurs que nous ignorions.

En Algérie il y a une école supérieure des Beaux-Arts où des étudiants travaillent uniquement des dessins et des décorations de ce genre. Il y a aussi le côté expressif qui est le langage de la couleur et de la forme.

 

Quel rang as-tu occupé au concours ?

J’ai occupé la 2èmeplace avec le titre de professeur de peinture, ça a été une grande fierté pour moi, sauf que j’ai été déçu à la fois par l’ambassade du Niger à Alger qui a était incapable de se faire représenter aux délibérations des résultats pendant que les 14 autres ambassades y étaient, pourtant elle a été contactée. Dans la salle chaque candidat avait derrière lui sa diplomatie et toute une foule qui le soutenait tandis que derrière moi il n’y avait qu’un seul nigérien qui, m’a soutenu sans relâche tout au long de l’événement. Ce patriote était en effet le seul nigérien dans le public.

En 2008 le ministère de la culture m’a décerné une attestation de reconnaissance en tant qu’artiste plasticien international. Je fais de l’abstrait. Aujourd’hui je travaille la peinture chez moi mais je travaille également au centre des métiers d’art sur la calebasse.

 

Ton point de vue sur le concours national de peinture pour les prochains jeux de la francophonie.

Ce concours a été truqué. Pour mieux tricher un membre du comité d’organisation de ce concours a été écarté de ses fonctions peu avant les délibérations des résultats. Ce monsieur faisait parti des encadreurs. Suite à ça je me suis senti déchiré profondément.

Ces mauvaises méthodes ne sont pas prêt de finir au Niger parce que le nigérien est déjà habitué à la mauvaise pratique, l’histoire de parents amis et connaissances. C’est un réseau, un réseau qui nuit au développement de notre pays chaque jour. Cette méchanceté existe dans tous les ministères, dans tous les domaines. Eradiquer ce parasite est très difficile parce que ces non patriotes ne font que s’accroitre ; ils ne font que mettre leurs intérêts personnels au dessus du pays, c’est triste.

Pour satisfaire leurs intérêts ils cachent toujours le bon côté du Niger et en sort le mauvais, ils cachent toujours les intellectuels nigériens et en montre les nuls, ils barrent toujours la route à ceux qui travaillent pour l’avancée du pays et font passer du n’importe quoi, ainsi va le Niger d’aujourd’hui.

On ne peut pas connaitre la place qu’occupe la peinture au Niger du moment où elle est ignorée par les nigériens.

 

Ton dernier mot

J’invite l’ensemble des nigériens à soutenir leurs artistes en particulier les peintres. 

mercredi 27 mars 2013

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