Zoom sur Suprem Sadek

Envoyer
Imprimer Commentaires - Ajouter0 5826 Diminuer la taille de la police Augmenter la taille de la police
Par Webmaster  Publié le 03/09/2013
#####
 

Sadek René Balley est artiste rappeur engagé depuis une quinzaine d’années. Son objectif : mettre sur pied sa propre entreprise mais aussi en créer sa propre marque à travers le hip-hop.

Présentes toi à nos lecteurs :

Mon nom de scène est Suprême Sadek. Je suis arrivé dans le mouvement Hip Hop en 1998, l’année qui a suivi j’ai écrit mon premier texte qui s’intitule « le rap commercial ». En 2004 j’ai produit mon tout premier single « African Soldier », une manière pour moi de prévenir  mes prédécesseurs de mon entrée dans le game.

Le rap pour moi c’est une maladie et un vaccin à la fois. Aujourd’hui si j’ai un problème quelconque, alors je m’enferme dans ma chambre et je me mets à rapper avec le son à fond. Là, je déverse tout ce que j’ai sur le cœur.

Si je rap aujourd’hui c’est pour me faire de l’argent. Je ne suis pas comme les autres rappeurs qui passent leurs journées à scratcher sous le soleil, qui n’arrivent pas vendre leurs CD. Ils préfèrent rester cloitrer chez eux et attendent qu’on les invite à un concert quelconque pour toucher des miettes, 15 000 F ou 20 000 F. Moi je suis un artiste et je veux me mettre sur le chemin de l’international. Actuellement je suis en train de créer une marque propre à moi. Le logo c’est « sarkaw » (le baobab). Il sera placé sur des t-shirt. Depuis mon plus jeune âge je rêvais de créer une entreprise car je ne crois pas aux gens qui pensent ou qui disent que la musique ne paye pas au Niger. Il faut faire comme le rappeur français Booba qui a créé N-Cote et qui est riche aujourd’hui ou bien comme La fouine qui a créé Swarga et qui est riche aussi, comme Nelly qui a créé Vokal, comme 50 cent qui créé G-unit, etc. Moi je compte créé Sarkaw 2H Music Game bientôt.

 

Quel est le genre de rap que tu fais ?  

Je suis un rappeur révolutionnaire. Pourquoi ? Parce que je me dis, tous les grands groupes nigériens ont échoué mais j’ai du respect pour Wass-Wong, pour Lakal-kaney, Black daps, DLM. Voilà les grands groupes reconnus. Ces groupes ont eu des millions mais ils n’ont pas pu les utiliser dans des choses qui peuvent les avantager. C’est l’argent qui est à l’origine de la dislocation de ces groupes, voilà pourquoi j’ai décidé d’évoluer en solo. Mon rêve c’est de faire au Niger ce qu’aucun artiste n’a fait auparavant ; c'est-à-dire me faire reconnaitre à l’échelle internationale.

Aujourd’hui si on m’invite à un festival à l’étranger, je ne m’habillerais pas en bling-bling, porter des boucles d’oreilles, des lunettes, je ne le fais pas, je ne suis pas américain. Je m’habillerais avec l’identité nigérienne.

Prenons le cas de Yacouba Moumouni, lui, il a été à plusieurs festivals internationaux ; normalement il aurait dut en faire profiter d’autres artistes ; c'est-à-dire leur faire des ouvertures malheureusement ce genre de pratique n’existe pas chez les artistes nigériens. Ils ne s’entraident pas.

 

Combien de titres as-tu sur les ondes jusqu’ici ?       

J’ai un album de 13 titres qui s’intitule « 13 or ». Cet album parle du pétrole nigérien qui, profite juste à une poignée de nigériens. Pareil également avec l’uranium, l’or, etc. Sur les ondes j’ai 4 titres dont deux clash. Ces clash sont destinés à Danny Lee. En fait c’est lui qui a commencé et en plus je ne supporte pas l’attitude qu’il a, ce n’est pas le caractère d’un artiste dans le vrai sens du terme.

Dans ces deux titres nul part je n’ai mentionné son nom contrairement à lui, mais quand même tout le monde sait que je m’adressai à lui..

 

Ton dernier mot ?

Il y a des grands artistes que je kiffe ; il y a par exemple Booba, Lafouine, I am, Kerry James, Lil Wayne. Au Niger je kiffe Bila Keit mais c’est comme si quand on parle du rap au Niger, on ne doit pas mentionner son nom parce qu’en parlant de lui beaucoup ne trouveront pas leur place. Il y a une très grande marge entre lui et les autres ; au Niger c’est lui le sommet du roots du rap et du raggae.

Walter Issaka

mardi 3 septembre 2013

Dans la même catégorie

Commentaires

Nom / Prénom / Pseudo
*
Votre email
*
Votre commentaires*
Le formulaire est verrouillé..
Cliquez ici pour désactiver la sécurité du formulaire

 

Musique moderne et traditionnelle
#####
Rencontre avec Harouna Chanayé
Musique moderne et traditionnelle
#####
Zoom sur Binta

Calendrier
Newsletter