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Par Webmaster  Publié le 10/11/2015
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Elle a enflamé le CCFN lors du concert de Awadi du 31 octobre 2015. Rencontre avec Binta !

A ses 14 ans déjà, Binta Torodo embrasse la carrière musicale. Elle débute d’abord dans la chorale de l’Eglise St Augustin au Togo où elle apprend le solfège. 10 ans plus tard, polyvalente, elle chante du Jazz, du Reggae, du Funk, de l’Afro beat, du Zulu, etc.

Cette année elle a représenté son pays, le Niger, à Island Africa Talent où elle a été disqualifiée à la demi-finale avec un total de 84 pts.

Parles-nous de cet événement.

C’est un événement de taille Island Africa Talent. Il est organisé par Universal Music et Code Film avec la collaboration de la chaine de télévision A+. Il réunit des artistes africains afin de détecter les jeunes talents d’Afrique. Douze pays, donc 12 artistes, ont pris part à ce concours qui s’est déroulé à Yamoussokoro en Côte d’Ivoire. Il s’agissait du Cameroun représenté par Danielle Eog, de Madagascar par Deenyz, de la RDC par Bill, du Mali par Koïté, du Burkina Faso par Kevin, du Sénégal par Boubacar, du Congo Brazza par Oved, les Seychelles par Kesya, du Gabon par Amly, de la Côte d’Ivoire par Nadége, du Tchad par Aimé et du Niger par moi-même.

Les organisateurs depuis la France avaient envoyé aux candidats des textes et un appareil mp3 dans leurs pays respectifs, question de nous préparer à l’avance, un mois après ils nous ont envoyé le billet d’avion pour Yamoussokoro. Une fois là bas nous avons d’abord passé trois semaines de répétitions avec les musiciens et trois autres pour la compétition, ce qui fait un mois et demi au total. Le concours était présidé par un jury composé de David Mansour qui est promoteur, du rappeur Awadi et de la chanteuse Barbara Kanam.

Le prix a été attribué à Deenyz, la malgache, suivie de Danielle du Cameroun et de Bill de la RDC, le 4ème prix m’a été décerné. C’était vraiment super, tout était bien passé. On était 6 filles et 6 garçons, nous étions constamment ensemble, nous étions soudé, nous étions comme une famille. Même là on continu de s’appeler ou de s’écrire, en plus on a créé un groupe IAT (Island Africa Talent) sur facebook.

Qu’est ce qui t’a fait pleurer à la fin de ton passage sur scène ?

C’était à cause du fait que le pianiste a loupé une note pendant mon passage. Le professionnalisme veut que quand on est sur scène on doit prêter l’oreille à toutes les notes que jouent les musiciens, connaître dans quel gamme on est et dans quel gamme ils jouent. Peu après mon passage le pianiste m’a présenté ses excuses, d’ailleurs le jury m’a donné une deuxième chance et là tout le monde a assuré.

Comment tu es devenu candidate de ton pays ?

C’était suite à un casting organisé en Juin 2014 par les organisateurs de Island Africa Talent en collaboration avec le CCFN. Nous étions près de 500 artistes à participer à ce casting qui a duré plus d’un mois. Chacun de nous est passé à capela et finalement le choix du jury s’est porté sur moi. En fait c’est un mois après le casting que les organisateurs m’ont appelé depuis la France pour m’annoncer la bonne nouvelle.

Là je suis en studio et j’ai déjà sorti un single réalisé à Cotonou intitulé ATE-YENA qui signifie trahison (des hommes) en langue mina. Pour ce titre j’ai utilisé le zarma, le mina, le yorouba, le français et l’anglais afin que l’Afrique puisse se retrouver. Je compose moi-même mes textes, je m’inspire de ma vie, ce que j’ai vécu dans mon enfance et ce que je vis à présent. J’écoute Myriam Makéba et Angélique Kidjo.

Propos recueillis par Walter Issaka

mardi 10 novembre 2015

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