Pour le meilleur et pour l'oignon Imprimer
6/1/2009 3:46:51 AM - Publié par fofo_mag@yahoo.fr  




le documentaire qui gagne! Le deuxième film documentaire de Sani Magori, 'Pour le meilleur et pour l'oignon' se déroule dans le village natal du réalisateur: Galmi au Niger. Avec comme toile de fond l'organisation d'un mariage ,soumis au cours de l'oignon deux ans durant, reporté à trois reprises car Yaro, le père de la mariée, cultivateur d'oignons, n'a pas pu tenir sa promesse de la marier. Souvent seules ressources des foyers, l'oignon trace les destins de nombreuses familles de Galmi. A travers ce documentaire Sani Magori montre la précarité des paysans nigériens qui cultivent l'oignon au Niger. Première exportation du pays, les paysans sont la proie des speculateurs venus des pays limitrophes qui jouent avec le cour de l'oignon qui peut d'un jour à l'autre passer de 3.000 Fcfa le sac à 42.000 Fcfa... Le réalisateur, agronome de formation, invite les paysans a se serrer les coudes pour pouvoir faire front devant ce phénomène, crééer des relations solidaires les uns avec les autres afin de ne pas mettre leur vie et celle de leur famille dans les mains de l'oignon... Prix Jean Rouch du Forum Africain du Film Documentaire de Niamey en décembre 2008, ce documentaire de 52 minutes est produit par le célèbre réalisateur nigérien Malam Saguirou. Le 18 Mai dernier, lors de la clôture du festival international de films sur la ruralité de Ville-sur-Yron (France), le documentaire a remporté deux prix: Le prix du jury international et le prix du jury jeunes lycéen. Pour le lauréat Elhadj Magori Sani, c’est un couronnement de sa jeune carrière de cinéaste, mais surtout dit-il « ce festival honore mon pays qui compte plus de 80 pour cent des ruraux, il honore ces valeureux paysans qui cultivent l’oignon. Pour moi, remporter ce prix du meilleur film sur la ruralité est le plus grand honneur pour mon diplôme d’agronome ! C’est une réponse à ceux qui s’interrogent toujours : pourquoi un agronome que je suis fait du cinéma ? La réponse se trouve ici donc : pour faire connaître les réalités du Niger rural à travers un regard non misérabiliste et aguerri. Remporter ces deux prix parmi des centaines de films du monde entier est une joie que je ne digérerai jamais. Mais cela doit servir de levier pour moi pour aller de l’avant et porter plus haut le flambeau du Niger ». Quand on se souvient de l’épreuve difficile que traverse le violet de Galmi, l’oignon nigérien, en proie aux spéculateurs français et sénégalais qui veulent le confisquer aux paysans nigériens, on peut dire que le film de Sani est très important pour informer le monde entier de ce qu’est l’Oignon pour les nigériens et surtout dissuader ces "voleurs" de patrimoine à renoncer à leur projet ! L’Oignon nigérien, ne subira pas le même sort que l’Uranium et l’Or nigérien. Le film de Sani qui a fait le tour du monde tire sa force dans son langage franc et non misérabiliste. Voici le palmarès du 11ème Festival « Caméras des Champs », festival international du film documentaire sur la ruralité de Ville-sur-Yron (France). Le jury du festival 2009 était composé de Tony QUEMERE : réalisateur et lauréat du festival 2008 ; Jean-Louis THOMAS : Président de « Quercinéma », administrateur de Cinéligue Nord Pas-de-Calais et directeur adjoint d’Espaces Naturels Régionaux ; Clément LECOURT : étudiant en Master Pro « filmer le réel » à l’Institut Européen de Cinéma Audiovisuel de Nancy ; Patrick GIESSBERGER : étudiant en Master 2, mention Esthétique, Arts et Sociologie de la culture, spécialité Expertise et Médiation culturelle, à l’Université Paul Verlaine de Metz ; Sylvain MARIETTE : fondateur et président d’Aye Aye Film festival Nancy-Lorraine ; Anne-Laure CHERY : journaliste à France 3 Lorraine Champagne Ardenne et Jean-Bernard BORSENBERGER : habitant de Ville-sur-Yron.



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